La restauration de l’un des derniers modèles de la Fasto A2, une automobile auvergnate créée en 1926 à Saint-Éloy-les-Mines (Puy-de-Dôme), va être accompagnée par le Fonds de soutien aux métiers d’art. Une dotation de 30.000 € pour un chantier lancé à l’automne avec deux artisans spécialisés.
Endormie pendant quelque soixante années dans une grange puis un garage, l’un des derniers exemplaires de la Fasto A2 – une marque de voiture créée en 1926 et réalisée à Saint-Éloy-les-Mines – connaît un véritable réveil en fanfare.
Une rarissime Fasto A2 retrouvée dans un garage du Rhône
Sous l’impulsion d’une poignée de passionnés du Groupement associatif des collectionneurs du patrimoine technique (GACPT) de Givors (Rhône) et de Lionel Duperray, auteur, photographe et éditeur à la tête des Éditions Vals d’Allier de Thiers, des actions sont lancés tous azimuts pour sauver la belle des outrages du temps.
Quinze projets retenus en France
La dernière en date, rendue publique ce vendredi 5 avril, a vu l’automobile des Combrailles être lauréate en Rhône-Alpes du Fonds de soutien aux métiers d’art. Un fonds qui s’inscrit dans la stratégie nationale en faveur des métiers d’art annoncée en mai 2023 par la ministre de la Culture et la ministre des Entreprises, du Tourisme et de la consommation.
Un livre pour sauver la toute dernière Fasto, voiture auvergnate de 1927 en passe d’être restaurée
Plusieurs projets ont été identifiés par la Fondation du patrimoine – 15 lauréats
Pour la Fasto, il s’agit d’une dotation de 30.000 € pour une restauration qui fera intervenir deux artisans d’art spécialisés dans la restauration de véhicules anciens : un tapissier d’ameublement, Alex Main, déployé dans la zone artisanale des Combes sur la commune du Vernet (Allier) et l’Atelier Collec Auto de Joris Ribette à Belvès (Dordogne) pour la partie tôlerie.
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Une fin des travaux pour son centenaire, en 2026
Et preuve qu’une belle histoire est en train de s’écrire, la restauration de l’automobile fera notamment intervenir des stagiaires du lycée professionnel de Saint-Éloy-les-Mines. Sa terre natale.
Les lauréats :
La ferme « La Roujarie » à Saint-André-de-Vézines (Aveyron) ; le modèle A2 de la Fasto à Givors (Rhône) ; l’horloge de l’église Saint-Michel à Morbier (Jura) ; le modèle anatomique équin du Docteur Auzoux à Rennes (Ille-et-Vilaine) ; le château de la Forêt-Grailly à Saint-Christophe-le-Chaudry (Cher) ; le pianoforte Conrad Graf à Bastia (Haute-Corse) ; la maison du vigneron de Wettolsheim à l’Ecomusée d’Alsace à Ungersheim (Haut-Rhin) ; le fonds ancien de l’Ecole nationale supérieure des Arts et Industries textiles à Roubaix (Nord) ; les vitraux de l’église Saint-Jacques-le-Majeur à Montgeron (Essonne) ; la case créole au 11 rue du Commerce à l’Entre-Deux (La Réunion) ; la reconstruction de la forge du chantier de la Mora à Honfleur (Calvados) ; les cloches de l’église Saint-Sauveur à La Rochelle (Charente-Maritime) ; la barque Marie-Thérèse à Ventenac-en-Minervois (Aude) ; la chapelle Sainte-Cécile de Flée (Sarthe) et la Casa Nieves à Solliès-Toucas (Var).François Jaulhac

